Table des matières
- Peut-on prendre de la créatine sans faire de sport ?
- Quels effets sur le corps sans entraînement ?
- La créatine et le cerveau : ce que dit la science
- Ce que la science ne dit pas encore
- Pour qui la créatine sans sport peut-elle avoir un intérêt ?
- La créatine sans sport fait-elle grossir ?
- Quelle dose de créatine prendre sans faire de sport ?
- En résumé
- Sources
La créatine est surtout connue pour une chose : aider les muscles à produire de l'énergie lors d'efforts courts et intenses. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle est devenue l'un des compléments les plus étudiés dans le sport.
Mais faut-il forcément faire du sport pour en prendre ?
La question se pose de plus en plus, notamment chez les personnes qui s'intéressent à ses effets potentiels sur le cerveau, la mémoire ou la concentration. Et sur ce terrain, les choses sont moins simples qu'on pourrait le croire.
La créatine sans sport présente-t-elle un intérêt ? Peut-on en prendre sans risque ? Et que peut-on réellement en attendre ?
Les études permettent aujourd'hui de répondre à une partie de ces questions. Pour le reste, elles invitent surtout à la prudence.
Peut-on prendre de la créatine sans faire de sport ?
Oui. Il n'est pas nécessaire de s'entraîner pour prendre de la créatine, et les données disponibles sont rassurantes concernant sa sécurité chez l'adulte en bonne santé.
En revanche, il faut distinguer deux choses : prendre de la créatine sans faire de sport est possible, mais cela ne signifie pas qu'elle aura les mêmes effets.
Les bénéfices les mieux établis de la créatine concernent le muscle lorsqu'il est sollicité. Sans entraînement, il ne faut donc pas s'attendre à un gain notable de masse musculaire ou de force.
La créatine n'est d'ailleurs pas une substance étrangère à l'organisme. Le corps en fabrique lui-même, principalement dans le foie et les reins, et on en trouve également dans la viande et le poisson. L'alimentation fournit environ la moitié des 1 à 3 g que l'organisme doit renouveler chaque jour, tandis que près de 95 % des réserves se trouvent dans les muscles (Kreider et al., 2017).
Une fois stockée sous forme de phosphocréatine, elle constitue une réserve d'énergie rapidement mobilisable lorsque la demande augmente brusquement. Le cerveau possède lui aussi ses réserves de créatine et de phosphocréatine.

Une bonne tolérance chez l'adulte en bonne santé
Sur le plan de la sécurité, la position de l'International Society of Sports Nutrition (ISSN) est rassurante : la créatine est considérée comme bien tolérée chez les personnes en bonne santé, qu'elles soient entraînées ou non et quel que soit leur âge, ainsi que dans plusieurs populations de patients (Kreider et al., 2017).
Les études recensées par l'ISSN sont même allées jusqu'à 30 g par jour pendant cinq ans. Attention toutefois : ces protocoles correspondent à des doses étudiées dans le cadre de recherches, pas à des recommandations d'utilisation.
Une analyse plus récente portant sur 685 essais cliniques et près de 13 000 participants sous créatine n'a pas trouvé de fréquence d'effets indésirables supérieure à celle observée avec un placebo (Kreider et al., 2025).
Un des essais importants consacrés aux effets cognitifs apporte néanmoins une nuance intéressante : des effets indésirables ont été rapportés chez 17 % des participants prenant de la créatine, contre 4 % avec le placebo (Sandkühler et al., 2023). Les troubles digestifs étaient les plus fréquents, et aucun effet indésirable n'a conduit à l'arrêt de l'essai.
Notre guide sur les effets secondaires de la créatine revient plus en détail sur les effets rapportés et les principales idées reçues.
Quels effets sur le corps sans entraînement ?
Pour comprendre ce que la créatine peut apporter sans sport, il faut revenir à ce que les études démontrent réellement.
Dans l'Union européenne, les deux allégations de santé autorisées concernant la créatine supposent une activité physique. La première concerne l'amélioration des performances physiques lors d'efforts brefs, intenses et répétés. La seconde, réservée aux adultes de plus de 55 ans, concerne le renforcement des effets de la musculation sur la force musculaire.
Ces deux allégations reposent sur un apport de 3 g de créatine par jour, conformément aux règlements européens n° 432/2012 et 2017/672.
Sans entraînement, la créatine augmente bien les réserves musculaires. En revanche, cela ne suffit pas à produire les mêmes adaptations que celles observées lorsque le muscle est régulièrement sollicité.
Chez les personnes âgées, certaines études suggèrent qu'elle peut améliorer certains paramètres liés à la fatigue musculaire, mais la plupart des essais ne montrent pas de gain notable de masse maigre ou de force en l'absence d'entraînement (Antonio et al., 2021).
Autrement dit, la créatine peut remplir les réserves musculaires sans exercice, mais cela ne transforme pas pour autant ces réserves en gain musculaire.
La créatine et le cerveau : ce que dit la science
C'est ici que la question devient particulièrement intéressante.
Le cerveau ne représente qu'environ 2 % du poids corporel, mais il consomme près de 20 % de l'énergie dépensée au repos (Forbes et al., 2022). Comme le muscle, il utilise la phosphocréatine pour régénérer rapidement son énergie.
L'hypothèse est donc assez intuitive : si la créatine participe à la gestion de l'énergie du cerveau, augmenter ses réserves pourrait-il améliorer certaines fonctions cognitives ?
Pour l'instant, la réponse est loin d'être aussi nette que l'hypothèse.
La supplémentation augmente bien la quantité de créatine présente dans le cerveau, mais cette augmentation reste modeste. Chez six jeunes volontaires, quatre semaines à 20 g par jour ont augmenté la créatine cérébrale d'environ 9 % en moyenne, avec des variations importantes entre les individus, de 3,5 à 13,3 % (Dechent et al., 1999).
Le cerveau fabrique en effet une partie de sa propre créatine et dispose de mécanismes spécifiques de transport et de régulation. Cela contribue à expliquer pourquoi la supplémentation augmente moins fortement ses réserves que celles du muscle (Forbes et al., 2022).
Mémoire : un effet possible, mais fragile
La mémoire est probablement la fonction cognitive sur laquelle la créatine a été le plus étudiée.
Une méta-analyse publiée dans Nutrition Reviews a examiné dix essais randomisés chez des personnes en bonne santé, en excluant les végétariens (Prokopidis et al., 2023). Elle concluait à une amélioration de la mémoire, mais cet effet était principalement porté par les deux essais réalisés chez des personnes âgées de 66 à 76 ans. Il n'était pas retrouvé chez les participants de 11 à 31 ans.
Une seconde méta-analyse, regroupant 16 essais et 492 adultes, dont certains atteints de maladies, allait également dans le sens d'un bénéfice (Xu et al., 2024).
Mais il faut regarder ces résultats de plus près.
Les deux méta-analyses présentent un problème méthodologique : plusieurs tests réalisés par les mêmes participants ont été traités comme des résultats indépendants. Cela peut donner à l'effet une solidité apparente supérieure à ce qu'elle est réellement.
Après une lettre de critique, les auteurs de la méta-analyse de 2023 ont d'ailleurs recalculé leurs résultats. L'effet global disparaît alors et ne persiste que chez les participants plus âgés (Citherlet, 2026).
L'EFSA a également relevé des problèmes méthodologiques dans la méta-analyse de 2024 et considère qu'elle ne permet de tirer aucune conclusion sur l'effet cognitif de la créatine (EFSA, 2024).
Un autre essai est particulièrement intéressant pour mettre ces résultats en perspective. Il a suivi 123 adultes, dont environ la moitié étaient végétariens, pendant six semaines avec 5 g de créatine par jour. Les auteurs n'y observent au mieux qu'un effet de faible ampleur, qui n'atteint pas le seuil de signification statistique sur les deux critères cognitifs principaux : mémoire de travail et raisonnement (Sandkühler et al., 2023).
La mémoire reste donc une piste intéressante, mais pas un effet que l'on puisse aujourd'hui considérer comme établi.
Attention et fatigue mentale : des résultats contradictoires
Pour les autres fonctions cognitives, les résultats sont encore plus incertains.
La méta-analyse de 2024 rapporte des temps de réponse légèrement plus courts lors des tests d'attention et de vitesse de traitement. Mais, là encore, les auteurs considèrent le niveau de preuve comme faible (Xu et al., 2024).
Une revue systématique de six essais portant sur 281 personnes en bonne santé aboutissait déjà à des résultats contradictoires pour l'attention et la fatigue mentale. Aucun effet n'était retrouvé chez les adultes jeunes (Avgerinos et al., 2018).
Un essai s'est intéressé directement à la fatigue mentale. Quatorze jeunes adultes ont réalisé 90 minutes d'une tâche cognitive destinée à provoquer cette fatigue. Après sept jours à 20 g de créatine par jour, la baisse de performance liée à la fatigue n'était pas réduite (EFSA, 2024).
Pour l'instant, il n'y a donc pas de preuve solide permettant de présenter la créatine comme un complément contre la fatigue mentale.
Le manque de sommeil : un effet plus net, à forte dose
C'est probablement dans cette situation que les résultats sont les plus intéressants.
En 2024, une étude publiée dans Scientific Reports a administré une dose unique de créatine à 15 jeunes adultes privés de sommeil pendant une nuit (Gordji-Nejad et al., 2024).
La dose était particulièrement élevée : 0,35 g par kilo de poids corporel, soit environ 25 g pour une personne de 70 kg.
Selon les auteurs, les participants ont obtenu de meilleures performances cognitives et une meilleure vitesse de traitement qu'avec le placebo. Des modifications du métabolisme énergétique cérébral ont également été observées.
Le résultat est intéressant. Mais il faut résister à la tentation d'en tirer une conclusion trop large.
Cette dose unique représente environ huit fois la dose quotidienne de référence de 3 g. L'étude ne porte que sur une nuit de privation de sommeil en laboratoire et ne permet pas de savoir si le même effet se maintient lors de nuits courtes répétées.
L'EFSA relève également un effet sur la mémoire de travail après 36 heures sans sommeil, avec 20 g de créatine par jour pendant sept jours, mais considère que l'essai présente des limites méthodologiques importantes (EFSA, 2024).
La créatine pourrait donc avoir un intérêt particulier lorsque le cerveau est confronté à un stress énergétique important, comme une privation de sommeil. Mais nous sommes encore loin d'une recommandation pratique.
Et les maladies neurodégénératives ?
La question est encore plus délicate lorsqu'il s'agit de personnes atteintes d'une maladie.
Un essai pilote publié en 2025 a administré 20 g de créatine par jour pendant huit semaines à 20 patients atteints de la maladie d'Alzheimer (Smith et al., 2025).
La quantité de créatine dans leur cerveau a augmenté d'environ 11 %, et certains scores cognitifs se sont améliorés.
Mais l'étude ne comportait aucun groupe placebo. Les auteurs eux-mêmes soulignent donc qu'un effet d'apprentissage aux tests ou un effet placebo ne peut pas être exclu.
Les essais réalisés dans d'autres pathologies, notamment la fibromyalgie, la dépression bipolaire et la maladie de Huntington, ne montrent pas d'effet établi sur la cognition (EFSA, 2024).
Les données concernant les maladies neurodégénératives restent donc insuffisantes (Forbes et al., 2022).
La créatine n'est pas un traitement de la maladie d'Alzheimer ni des autres maladies neurodégénératives. Ces résultats sont intéressants pour la recherche, mais restent exploratoires.
Ce que la science ne dit pas encore
S'il y a une chose à retenir de la littérature actuelle, c'est peut-être celle-ci : il existe suffisamment de signaux intéressants pour continuer à étudier la créatine et le cerveau, mais pas suffisamment de preuves pour parler d'un effet cognitif démontré.
Dans l'Union européenne, aucune allégation de santé autorisée ne relie actuellement la créatine à la mémoire ou à la concentration.
La question a pourtant été officiellement étudiée. En 2024, l'EFSA a examiné la demande d'un fabricant de créatine qui souhaitait faire valoir qu'un apport de 3 g par jour contribuait à améliorer la fonction cognitive.
Après examen d'une vingtaine d'essais, son avis est clair : la relation de cause à effet n'est pas établie (EFSA, 2024).
Pourquoi ?
Trois éléments ressortent.
D'abord, certains effets sur la mémoire de travail apparaissent avec 20 g par jour pendant cinq à sept jours, mais ne sont pas retrouvés avec des doses plus faibles ni avec une prise prolongée.
Ensuite, plusieurs résultats positifs restent isolés et ne sont pas systématiquement reproduits.
Enfin, le mécanisme permettant d'expliquer un éventuel effet de la créatine sur la cognition chez l'adulte en bonne santé reste encore mal établi.
Cela ne signifie pas que la créatine ne peut pas avoir d'effet sur le cerveau. Cela signifie simplement que les données disponibles ne permettent pas encore de l'affirmer.
Pour qui la créatine sans sport peut-elle avoir un intérêt ?
À ce stade, l'intérêt potentiel n'est donc pas le même pour tout le monde.
1. Étudiants et métiers à forte charge mentale
Chez l'adulte jeune et bien reposé, les études ne montrent pas d'effet établi sur la mémoire ou le raisonnement (Avgerinos et al., 2018 ; Prokopidis et al., 2023).
Les résultats les plus intéressants concernent plutôt les situations de privation de sommeil, et avec des doses bien supérieures à 3 g par jour.
Pour préparer un examen, une conclusion s'impose donc : la créatine ne doit pas être considérée comme une alternative au sommeil.
Les résultats disponibles suggèrent éventuellement un effet lorsque le manque de sommeil met le cerveau à rude épreuve. Ils ne montrent pas qu'elle améliore les performances d'un étudiant correctement reposé.
2. Végétariens et végétaliens
La situation des végétariens est intéressante, car leur apport alimentaire en créatine est beaucoup plus faible.
Dans une étude comparant 14 végétariens à 14 omnivores, l'apport alimentaire était d'environ 0,03 g par jour chez les premiers contre 1,3 g chez les seconds (Yazigi Solis et al., 2014).
Leurs muscles contiennent également moins de créatine (Kreider et al., 2017).
Pour le cerveau, en revanche, l'histoire est différente : cette étude n'a pas trouvé de différence entre les deux groupes. Cela suggère que le cerveau dépend largement de sa propre production de créatine.
Une revue systématique de 2018 avait relevé une meilleure réponse de la mémoire chez les végétariens (Avgerinos et al., 2018). Mais ce résultat reposait sur un seul essai comparant les deux groupes, que l'EFSA considère comme insuffisant pour démontrer un effet de la créatine par rapport au placebo (EFSA, 2024).
Le grand essai de 2023, qui comptait lui aussi environ autant de végétariens que d'omnivores, ne retrouve pas d'avantage spécifique chez les végétariens (Sandkühler et al., 2023).
La supplémentation peut donc augmenter les réserves musculaires chez les végétariens, mais un bénéfice particulier sur le cerveau n'est pas démontré.
3. Adultes de plus de 65 ans
C'est chez les adultes plus âgés que le signal concernant la mémoire est actuellement le plus intéressant, même s'il reste loin d'être définitif.
Dans la méta-analyse de 2023, l'effet sur la mémoire était particulièrement visible entre 66 et 76 ans, et c'est le seul effet qui résiste à la réanalyse (Prokopidis et al., 2023 ; Citherlet, 2026).
Une revue systématique publiée en 2026 dans Nutrition Reviews va également dans le sens d'un possible bénéfice cognitif chez les plus de 55 ans. Elle ne compte toutefois que six études, dont deux essais contrôlés, et la moitié des études est jugée de faible qualité méthodologique (Marshall et al., 2026).
Et les résultats ne sont pas systématiquement positifs : un essai de 24 semaines mené chez des femmes âgées n'a notamment trouvé aucun effet sur la cognition (EFSA, 2024).
Pour le muscle, la situation est plus claire : l'allégation autorisée après 55 ans concerne la force musculaire en complément d'un entraînement de musculation.
La créatine sans sport fait-elle grossir ?
Pas en graisse.
Les essais randomisés, d'une semaine à deux ans, ne montrent pas d'augmentation de la masse grasse liée à la supplémentation en créatine (Antonio et al., 2021).
En revanche, la balance peut effectivement monter.
La prise de poids observée avec la créatine correspond principalement à une augmentation de l'eau corporelle. Elle est particulièrement visible lors d'une phase de charge à 20 g par jour, qui peut ajouter environ 1 à 3 kg en cinq à sept jours.
Il faut donc distinguer deux choses : prendre du poids n'est pas nécessairement prendre du gras.
À plus long terme, les résultats sont plus contrastés, et plusieurs essais de quelques semaines ne constatent pas d'augmentation de l'eau corporelle totale.
Notre guide sur les effets secondaires de la créatine revient plus en détail sur cette question.
Quelle dose de créatine prendre sans faire de sport ?
C'est probablement l'un des points les plus importants à clarifier.
Les doses utilisées dans les études sur le cerveau sont souvent très différentes de celles utilisées dans un cadre courant.
| Paramètre | Dans les études sur le cerveau | Pour un usage courant |
|---|---|---|
| Dose quotidienne | de 2,2 à 20 g, souvent 20 g | 3 g |
| Durée | de 5 jours à 24 semaines, parfois une prise unique | selon l'étiquette du produit |
| Phase de charge | fréquente, à 20 g par jour pendant 5 à 7 jours | inutile |
| Forme | monohydrate | monohydrate |
Ces deux colonnes ne doivent pas être confondues.
Les doses élevées utilisées dans certaines études sont des protocoles expérimentaux destinés notamment à augmenter les réserves de créatine du cerveau. Elles ne constituent pas des recommandations d'utilisation (Prokopidis et al., 2023 ; EFSA, 2024).
Aucune dose n'est actuellement établie pour obtenir un effet sur le cerveau. Les deux essais utilisant 3 g par jour ou moins n'ont pas montré d'effet sur les fonctions cognitives étudiées (EFSA, 2024).
Pour un usage courant, le repère est donc de 3 g de créatine monohydrate par jour, par exemple au cours d'un repas.
Une phase de charge n'est pas nécessaire : sans elle, les réserves musculaires augmentent simplement plus progressivement (Antonio et al., 2021).
Dans tous les cas, il est préférable de respecter la dose et la durée d'utilisation indiquées sur l'étiquette du produit.
Les créatines QNT
Si vous souhaitez utiliser de la créatine, le monohydrate est la forme de référence et la plus étudiée.
La créatine monohydrate pure en poudre ne contient qu'un ingrédient : la créatine monohydrate, sans arôme ni additif. Elle existe en formats de 300 g et 800 g et se mélange facilement à l'eau ou à un jus.
Les comprimés de créatine monohydrate 3000 mg apportent 3 g de créatine pour trois comprimés, soit la dose journalière indiquée sur l'étiquette. Ils peuvent convenir si vous préférez un format pratique, sans avoir à doser une poudre.
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Et si vous souhaitez aller plus loin sur la prise de créatine et son utilisation dans le cadre sportif, notre guide complet de la créatine monohydrate détaille les principaux protocoles.
En résumé
La créatine peut être prise sans faire de sport, et les données de sécurité sont rassurantes chez l'adulte en bonne santé. Mais ses bénéfices les mieux établis restent liés à l'activité physique.
Pour le cerveau, les résultats sont plus intrigants que concluants.
La mémoire pourrait être concernée, notamment chez les personnes plus âgées. La privation de sommeil constitue également une situation dans laquelle certaines études ont observé des effets intéressants. Mais les essais restent souvent de petite taille, certains utilisent des doses élevées et plusieurs résultats sont encore discutés sur le plan méthodologique.
En 2026, on ne peut donc pas encore présenter la créatine comme un complément destiné à améliorer la mémoire ou la concentration.
Si vous choisissez néanmoins d'en prendre, 3 g de créatine monohydrate par jour constituent le repère courant, sans qu'il soit nécessaire d'en attendre un effet démontré sur les fonctions cognitives.
Complément alimentaire. Ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain. En cas de maladie rénale, de grossesse ou d'allaitement, ou si vous suivez un traitement, demandez conseil à un professionnel de santé avant de prendre de la créatine.
Sources
- Antonio, J. et al. (2021). Common questions and misconceptions about creatine supplementation: what does the scientific evidence really show? Journal of the International Society of Sports Nutrition, 18, 13. https://doi.org/10.1186/s12970-021-00412-w
- Avgerinos, K. I. et al. (2018). Effects of creatine supplementation on cognitive function of healthy individuals: a systematic review of randomized controlled trials. Experimental Gerontology, 108, 166-173. https://doi.org/10.1016/j.exger.2018.04.013
- Citherlet, T. (2026). Commentary: The effects of creatine supplementation on cognitive function in adults: a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Nutrition, 13, 1716285. https://doi.org/10.3389/fnut.2026.1716285
- Dechent, P. et al. (1999). Increase of total creatine in human brain after oral supplementation of creatine-monohydrate. American Journal of Physiology, 277(3), R698-R704. https://doi.org/10.1152/ajpregu.1999.277.3.R698
- EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (2024). Creatine and improvement in cognitive function: evaluation of a health claim pursuant to Article 13(5) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal, 22(11), e9100. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2024.9100
- Forbes, S. C. et al. (2022). Effects of creatine supplementation on brain function and health. Nutrients, 14(5), 921. https://doi.org/10.3390/nu14050921
- Gordji-Nejad, A. et al. (2024). Single dose creatine improves cognitive performance and induces changes in cerebral high energy phosphates during sleep deprivation. Scientific Reports, 14, 4937. https://doi.org/10.1038/s41598-024-54249-9
- Kreider, R. B. et al. (2017). International Society of Sports Nutrition position stand: safety and efficacy of creatine supplementation in exercise, sport, and medicine. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 14, 18. https://doi.org/10.1186/s12970-017-0173-z
- Kreider, R. B. et al. (2025). Safety of creatine supplementation: analysis of the prevalence of reported side effects in clinical trials and adverse event reports. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 22(sup1), 2488937. https://doi.org/10.1080/15502783.2025.2488937
- Marshall, S. et al. (2026). Creatine and cognition in aging: a systematic review of evidence in older adults. Nutrition Reviews, 84(2), 333-344. https://doi.org/10.1093/nutrit/nuaf135
- Prokopidis, K. et al. (2023). Effects of creatine supplementation on memory in healthy individuals: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Nutrition Reviews, 81(4), 416-427. https://doi.org/10.1093/nutrit/nuac064
- Sandkühler, J. F. et al. (2023). The effects of creatine supplementation on cognitive performance: a randomised controlled study. BMC Medicine, 21, 440. https://doi.org/10.1186/s12916-023-03146-5
- Smith, A. N. et al. (2025). Creatine monohydrate pilot in Alzheimer's: feasibility, brain creatine, and cognition. Alzheimer's & Dementia: Translational Research & Clinical Interventions, 11(2), e70101. https://doi.org/10.1002/trc2.70101
- Xu, C. et al. (2024). The effects of creatine supplementation on cognitive function in adults: a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Nutrition, 11, 1424972. https://doi.org/10.3389/fnut.2024.1424972
- Yazigi Solis, M. et al. (2014). Brain creatine depletion in vegetarians? A cross-sectional 1H-magnetic resonance spectroscopy (1H-MRS) study. British Journal of Nutrition, 111(7), 1272-1274. https://doi.org/10.1017/S0007114513003802
- Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu'au développement et à la santé infantiles. Journal officiel de l'Union européenne. https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2012/432/oj/fra
- Règlement d'exécution (UE) 2017/672 de la Commission du 7 avril 2017 autorisant une allégation de santé portant sur des denrées alimentaires, autre qu'une allégation faisant référence à la réduction d'un risque de maladie ainsi qu'au développement et à la santé des enfants, et modifiant le règlement (UE) n° 432/2012. Journal officiel de l'Union européenne. https://eur-lex.europa.eu/eli/reg_impl/2017/672/oj/fra
Dernière mise à jour : 10 septembre 2026.
Par Marius Grek, expert nutrition chez QNT Sport, qui fabrique des compléments alimentaires depuis 1992.
Questions fréquentes
Peut-on prendre de la créatine sans faire de sport ?
La créatine améliore-t-elle la mémoire ?
La créatine est-elle utile pour les étudiants ?
La créatine sans sport fait-elle grossir ?
La créatine est-elle plus efficace pour les végétariens ?
Quelle dose de créatine pour le cerveau ?
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